Spécificités locales prises en compte
Outre les études sur la biodiversité et le paysage, d’autres études sont menées pour évaluer les enjeux locaux spécifiques de la Zone d’Implantation Potentielle (ZIP). Cela inclut la collecte de données détaillées sur les réseaux routiers, de télécommunication, électriques ou d’adduction d’eau.
Une étude acoustique est aussi systématiquement réalisée afin d’intégrer au mieux le Parc éolien dans son environnement sonore. A cela, s’ajoutent deux études spécifiques à la Seine-Maritime : l’étude d’hydraulique douce et la levée d’indices de cavités souterraines. Afin de répondre à une inquiétude croissante d’éleveurs laitiers installés à proximité de parcs éoliens, SEIDER fait également réaliser une étude dédiée à la protection des troupeaux de vaches laitières : l’étude géobiologique.
1. La levée d’indice de cavités souterraines
La zone d’étude est concernée par des zones présentant des indices de cavités souterraines (potentielles marnières). Il faut donc confirmer ou infirmer la présence de vide qui pourrait impacter le projet.
Pour cela, le bureau d’études Alise Environnement réalise en cas de besoin, une fois les positions définitives des éoliennes retenues :
un décapage partiel centré sur la position du futur aérogénérateur afin de démontrer l’absence ou la présence d’une tête de puit, d’une marnière ou d’une quelconque zone d’effondrement et/ou de remaniement de sol pouvant être en lien avec une cavité souterraine;
une campagne de forages (cercle de 15m de rayon centré sur l’aérogénérateur) afin de s’assurer de l’absence de galeries souterraines provenant des indices mentionnés précédemment.
En cas de présence de cavité, un comblement devra être réalisé avant le début des travaux de construction d’éolienne.
2. L’étude d’hydraulique douce
L’étude hydraulique, réalisée par le bureau d’études Alise Environnement, consiste, dans un premier temps, à étudier le contexte hydrographique du secteur dans lequel s’inscrit le projet et notamment sa sensibilité aux phénomènes de ruissellement et d’érosion des sols. Dans un second temps, les développeurs du projet définissent des implantations d’éoliennes hors des zones à sensibilités définies évitant ainsi de générer de nouveaux problèmes d’écoulement. Enfin, des aménagements d’hydraulique douce sont proposés au niveau ou à proximité des implantations définitives du projet, permettant de réduire, voire compenser les incidences du projet sur l’aléa « ruissellement » et sur le risque d’« érosion des sols ».
La carte présentée ci-après recense les zones sensibles à éviter ainsi que les éléments jouant un rôle hydraulique sur et autour de la ZIP du projet Surouêt.
3. L’étude acoustique
Une campagne de mesure de bruit a été réalisée, sur 6 semaines, du 21 Novembre 2022 au 2 janvier 2023, sur 10 points de mesures positionnés chez des riverains du projet éolien dans des conditions météorologiques représentatives des conditions habituellement observées dans la région. Cette campagne a permis d’établir l’état initial du bruit de la zone sans les éoliennes.
Rappel de la réglementation française : la règlementation française indique que lorsque le niveau de bruit ambiant dépasse les 35 décibels, la différence, appelée émergence, entre le bruit ambiant (le bruit que font les éoliennes, ajouté au bruit observé sur la zone) et le bruit résiduel ne doit pas dépasser 5 décibels supplémentaires la journée et 3 décibels la nuit.
4. L’étude de géobiologie
Un partenariat solide avec Prosantel pour l’humain et le bien-être animal